L’acceptation

La colère, la résignation

Au début de la maladie, je n’étais pas du tout en phase avec l’acceptation.

J’étais plutôt dans la colère et la résignation. Je voyais un écran noir devant moi dépourvu de solutions.

Je pense en tant qu’Etre humain nous vous vivons tous, plus ou moins cette expérience quand quelque chose d’inconfortable ou de douloureux nous arrive.

Dans un premier temps, nous rejetons la situation sous couvert:

  • Ce n’est pas juste!
  • Pourquoi moi?
  • Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour que je subisse cela?
  • J’en ai marre de cette situation!
  • Tout va de travers, c’est la fin de tout!
  • Ma vie est fichue!

 Vient le moment du réveil  

Elles sont déjà bien présentes et enfouies en nous. Les colères sont mises sous « cloche » pour les raisons propres à chacun.

C’est au moment où notre physique se dégrade par la maladie que nous sommes invités par la vie à exprimer  nos colères refoulées.

Les fausses croyances

J’avais refoulé mes colères suite à des croyances erronées que j’avais encodées:

  • En exprimant ce que je ressentais j’avais peur de faire souffrir mes proches (il y en avait bien assez comme ça)  
  • Ça ne se fait pas pas 
  • Je suis une grande (sous-entendu: tu dois montrer l’exemple)
  • Il y a plus malheureux que toi (sous-entendu tu ne dois pas te plaindre)

Autant de croyances erronées selon l’histoire de chacun. Au final tout cela forme un bouillon de culture, qui bouillonne, qui bouillonne, qui bouillonne …

Qui ne demande qu’à s’exprimer et voir le jour !

La maladie  

Je cherchais à tout pris une issue de secours sans aller voir en moi les mécanismes que j’avais mis en place, consciemment ou inconsciemment.

Le processus était amorcé je l’appelle: « le mal à dit »

Durant les 5 premières années j’ai cherché des causes extérieures à moi en fuyant ma propre responsabilité et par soucis de vouloir me protéger.

Je n’avais pas compris que tant que je résisterai, le mal persisterai.

Je suis 100% responsable de ma vie.

« Ne voyez-vous pas ce qui crie la nature? Réclame-t-elle autre choix, pour le corps, l’absence de douleur et pour l’esprit un sentiment de bien-être, dépourvu d’inquiétude et de crainte. » LUCRECE »

 

                                                                    L’ACCEPTATION 

Puis vient le jour où ma démarche se met en place, pas à pas. Je commence par accepter la situation, en conscience, sans me résigner. Je me mets en quête de trouver des solutions pour améliorer ma qualité de vie.

C’est le début du changement!

Comment ressentir la véritable acceptation?         

Accepter ne veut pas dire être d’accord avec la situation qui se présente à nous.

Juste permettre à la situation, à la personne d’exister avec ses différences, sans jugement, ni critique.

Nous ne pouvons pas changer la situation, ni la personne. A contrario, nous, nous pouvons changer nos habitudes, nos attitudes, nos décisions, nos postures …

Accepter ne veut pas dire se résigner. Simplement accueillir ce qui se présente à nous dans le moment afin de transmuter la situation par un changement de regard ou d’habitude.

Comment puis-je accepter la douleur?

En refusant cette réalité cela génère-t-il une résistance, un conflit ou la sérénité en nous ?

Est-il possible de changer une habitude qui revient à notre insu ?

En faisant l’expérience du changement, cela permet d’évoluer vers plus de confort. Pas à pas dans la persévérance, la foi profonde, la confiance et la tolérance. 

Mark TWAIN a écrit: « On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flaquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier, marche par marche ». 

En rejetant la situation désagréable cela ne permet pas le changement ni la résolution du problème.

Ce que l’on nomme « nos limites », pourrait-il être vu sous un angle différent ?

Par exemple : 

  • Une énigme à résoudre
  • Un challenge à se donner pour évoluer et grandir

La toute première étape au changement commence par l’acceptation de ce que je vis ou ce que je ressens.

L’acceptation n’est pas à confondre avec soumission, résignation ou fatalisme.

En retenant ces différentes notions nous devenons impuissants et empêchons notre capacité à changer le cours des choses.

L’acceptation s’applique sur un Evénement ponctuel et nous permet d’œuvrer sur le cours des choses pour que cela aille mieux.

C’est ainsi qu’il est préférable d’accepter la chaleur, la différence d’autrui, la douleur, voir la mort.

Pour autant dois-je renoncer aux mesures de prévention ou à la résolution du problème ?

Une personne acceptant sa longue maladie ne doit pas arrêter son traitement pour autant.

L’acceptation dont je parle n’est pas exclusivement intellectuelle mais bien plus que cela. A mon sens elle est reliée à notre Etre profond, à notre cœur, à notre âme. 

Résultant du lâcher-prise, elle constitue souvent l’étape finale d’un processus. Comme celui qui est nécessaire pour faire le deuil d’un Etre cher.

Après un décès familial, la perte d’un emploi ou d’un objet cher, j’ai beau comprendre intellectuellement que je ne reverrai plus ce qui me fait ressentir de la tristesse, le processus demande néanmoins plus de temps pour que je cesse de Souffrir. En acceptant cet état de fait, j’accélère considérablement le processus du deuil.

Je peux être déçu en découvrant de moi-même un aspect qui je considère « négatif », mais c’est en l’identifiant et en l’acceptation pleinement que je peux mettre en œuvre des actions destinées à changer cette perception des choses.

Bien souvent nous sommes coupés de nos émotions ce qui nous empêche de rentrer en acceptation

Par exemple: je suis dans le déni et je ne ressens pas que je suis en colère. Pourtant tout bouillonne à l’intérieur de moi pour m’inviter à accepter que je sois en colère.

En ce qui me concerne, je ne reconnaissais pas que j’étais en colère. Alors la vie me présentait d’innombrables situations inconfortables comme pour me dire : Es-tu prêtes à reconnaître que tu es en colère ?

Non, moi en colère? Tout Va Bien ! Je résistais et je ne ressentais pas cette colère qui grondait au fond de moi.

Derrière les difficultés je me masquais avec l’expression: « tout va très bien Madame la Marquise !

Je me mentais à moi-même, à la vie, sans vraiment m’en rendre compte. Je ne pouvais pas rentrer en acceptation car je n’avais pas mis en conscience que j’étais en colère.

Pour essayer de me protéger je m’étais coupée de mes émotions afin de ne pas ressentir la douleur psychique. En procédant de la sorte, je ne faisais qu’amplifier le processus dans mon corps qui n’en pouvant plus m’a parlé par les douleurs physiques.

Tout ce que j’exprime ici ce met en place d’une manière inconsciente.

Cela est engendré par notre Ego, notre orgueil ou notre mental.

Nous sommes invités en quelques sorte à plonger à l’intérieur de nous pour aller visiter ce que nous avons refoulé.

D’où la nécessité de travailler sur soi pour aller à la rencontre de nos blessures ou mémoires familiales afin de  revenir au calme et à la sérénité. Nos émotions ne demandent qu’à être reconnues pour retrouver la paix intérieure.

  • Le déni ou la fuite
  • L’aversion
  • La colère
  • Le doute
  • La peur
  • L’attachement aux préjugés
  • Les illusions
  • Les généralisations
  • Les jugements de valeur
  • La maîtrise et le contrôle de tout

Ces caractères émotionnels ont pour effet de plaquer une réalité déformée de notre environnement et de nous faire vivre dans une dualité, un conflit intérieur personnel plus ou moins conscient entraînant, des tensions, de la souffrance et des symptômes qui peuvent nous conduire à la maladie.

A mon sens, la clé de toute guérison passe par l’acceptation, que ce soit d’un point de vue physique, psychique ou spirituel.

  • Accepter, c’est d’abord reconnaître les difficultés.
  • Accepter, c’est ensuite ne pas les renier et ne pas aller contre
  • Accepter, c’est prendre conscience que ce qui nous arrive fait partie de notre histoire et de notre existence.
  • Accepter c’est aussi déresponsabiliser les autres pour les torts qu’ils nous causent. Il ne s’agit pas de les excuser. Seulement les considérer comme les acteurs de notre propre scénario. 

Quand l’acceptation est profondément ancrée au fond de soi il n’y a plus de place pour les colères, les frustrations, les remords et tout ce qui apporte la douleur vis-à-vis d’une situation qui nous fait vivre ces expériences .

Lorsque nous donnons toute la place à l’acceptation, nous pouvons devenir Maître de notre destinée. 

C’est un engagement de chaque instant, une vigilance permanente pour penser et agir en conscience afin que l’image que nous renvoie le miroir soit de plus en plus pure.

Le chemin de l’acceptation passe par la découverte de soi-même. C’est souvent à travers les épreuves que nous nous révélons à nous-mêmes. 

Pourtant, il n’est pas nécessaire de souffrir pour se connaitre car dans l’acceptation il ne peut y avoir  de la souffrance.

Il faut seulement une bonne dose de confiance et d’abandon.

« La maturité commence à l’adhésion d’accepter les conditions qu’impose la réalité »

Citation d’André Maurois (1930)

Prenez soin de vous !

Brigitte

 

pour me contacter : evolutionjoie@voulez-vousretrouverlajoiedevivre.fr

admin1328
 

Click Here to Leave a Comment Below 0 comments

Leave a Reply:

Je veux mon ebook offert
Nous respectons votre confidentialité.